IMPORTANT :En ligne sur le site de la Préfecture, un Formulaire à conserver précieusement !
En cas de réclamation à l’encontre du fonctionnement d’une ou de plusieurs installations classées industrielles ou agricoles (bruit, odeur, pollution de l'eau ou de l'air, déchets, impact sur la santé, impact sur la sécurité ...) il est à adresser à :
pref-icpe@loire-atlantique.gouv.fr
L'AEDZRP vous remercie de lui adresser copie de votre réclamation
FEVRIER 2026
10 février 2026 :Élections municipales - premières réponses des listes candidates au courrier de nos associations
Jusqu'à présent, il nous a été possible d'adresser notre courrier à 19 listes dont nous avons pu connaître les adresses. Comme nous nous y étions engagé·es, nous publions ci dessous les réponses reçues à ce jour.
05 février 2026 :Étude de zone - Résultats des mesures des phases 3 et 4. Pour la préfecture un satisfecit. Pour les associations un exemple de présentation biaisée, d’omissions et de désinformation
Si l'AEDZRP, l'Association des Habitants du Village de Gron, Vivre à Méan Penhoët et la LDH ont quitté l'étude de zone, elles n'en demeurent pas moins attentives à son déroulé et aux résultats qu'elle produit.
La dernière réunion qui s'est tenue le 28 janvier dernier a été l'occasion de publier les résultats des différents prélèvements effectués dans l'air, dans les sols et les eaux souterraines (puits).
Le communiqué publié par la préfecture au lendemain de cette réunion édulcore la réalité et tend à laisser croire que, mis à part quelques "anomalies", tout va très bien Madame la Marquise : "Des résultats globalement rassurants à l’échelle du territoire"
- Faut-il rappeler que les points de prélèvements des différents milieux ne représentent qu'une toute petite surface du territoire retenu pour l'étude ? Exemple pour les sols :
Les communes ciblées (Pornichet, Saint-Nazaire, Trignac, Montoir de Bretagne et Donges) représentent 171 km2 auxquels il faut ajouter la commune de Saint Joachim (site témoin) soit 86,22 km2
- Les prélèvements "air" ont été mené à 4 reprises sur 2 semaines soit environ 15% de l'année ...
Difficile dans ces conditions d'avoir une vision précise de la zone ...
Par ailleurs, le communiqué s'attache à mettre en évidence les points "positifs" comme le respect des valeurs réglementaires pour le milieu air. Certes, mais il omet de préciser les écarts parfois importants relevés entre les résultats sur les communes de l'étude et celles du site témoin.
Il relativise les impacts sur les eaux des puits : "Des anomalies sont relevées pour certains puits concernant 3 métaux. Toutefois, l’eau de ces puits n’est pas utilisée pour la boisson – uniquement pour l’ arrosage de potagers/pelouse ou le lavage de voitures".
Il passe rapidement sur les points qui posent problème, notamment sur les sols (concentrations en Cadmium, Arsenic, Plomb qui dépassent largement le seuil de vigilance), les qualifiant d'anomalies, excluant d'emblée un possible lien avec les industries voisines en les rapportant à des "remblais historiques" ...
En ce qui concerne les sols de la commune de Donges, 2 points seulement ont été investigués.
L'un des 2 seulement présente des valeurs supérieurs à un sol ordinaire pour le cuivre et le zinc. Ce qui n'est pas jugé suffisant par les services de l'état pour élargir les investigations sur la commune.
Pourtant, en octobre 2024, l'AEDZRP en partenariat avec le Laboratoire de Planétologie et Géosciences de la fac de sciences de Nantes avait réalisé plusieurs prélèvements de sols sur plusieurs sites dont 4 potagers et l'aire de jeux rue du stade. Les analyses révélaient des impacts sérieux pour plusieurs métaux, nécessitant des investigations complémentaires.
L'association avait sollicité la DREAL et avait reçu en réponse un courrier du préfet en date du 20 décembre 2024. Celui-ci précisait :
Visiblement, aucune de ces données n' a été intégrée à l'étape d'interprétation de l'état des milieux ...
31 janvier 2026 :Les expositions professionnelles à la raffinerie de Donges
Si la population s'inquiète à juste titre des impacts de la raffinerie sur la santé et l'environnement, il ne faut pas oublier que les salarié·es travaillant sur le site sont les premier·es exposé·es. Ci-dessous, des données transmises par la CGT de TOTALEnergies, extraites de leur document CSSCT de décembre 2025 :
31 janvier 2026 :Les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, une entreprise florissante qui pollue en toute discrétion
DES SALARIE·ES en première ligne et des RIVERAIN·ES inquiet·es : Une enquête de Samy Archimède avec Splann
30 janvier 2026 :PFAS - risque sanitaire pour les populations mais aussi menace pour la santé des salarié·es dans le plus grand déni des employeurs ...
L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a lancé, en janvier 2024, une enquête visant à identifier les secteurs d'activité utilisant ces substances et à mesurer les niveaux d'exposition. Des substances auxquelles de nombreux salarié·es sont exposé·es tout au long de leur cycle de vie, de leur production à leur élimination et dont certaines présentent des effets toxiques avérés : immunotoxicité, perturbation endocrinienne, troubles neurodégénératifs, hépatotoxicité, reprotoxicité et effets cancérogènes.
Sur les 25 659 établissements contactés, à cinq reprises entre fin 2024 et début 2025, l'INRS n'a recueilli que 926 questionnaires complétés (dont 44 ont été exclus de l'analyse car jugés non fiables). Soit un taux de retour de questionnaires exploitables de 3,4 % seulement.
L'enquête montre que peu d'entreprises s'estiment concernées par l'exposition à ces substances : 51 % des répondants s'estiment non concernés, 32 % concernés et 17 % ne savent pas.
29 janvier 2026 : PFAS - Les polluants éternels pourraient coûter à l'Union européenne jusqu'à 1 700 milliards d'euros d'ici à 2050.
Un rapport commandé par la Commission européenne et publié jeudi 29 janvier évalue notamment les impacts des PFAS sur la santé humaine et les coûts associés à la dépollution des sols et de l'eau, avec quatre scénarios.
Selon l'ampleur des mesures décidées par l'UE, les polluants éternels pourraient lui coûter de 330 milliards d'euros à 1 700 milliards d'ici à 2050. Le scénario le plus coûteux comprend une vaste dépollution des sols et le traitement des eaux usées afin de garantir le respect des normes environnementales élevées dans l'eau, pour une vingtaine de PFAS.
Le scénario à 330 milliards d'euros correspond, quant à lui, à l'arrêt total de la production et de l'utilisation des PFAS, mais sans traitement supplémentaire de l'eau potable ni traitement spécifique des eaux usées. Des boîtes de pizzas aux vêtements, la Commission européenne souhaite interdire les PFAS dans les produits de consommation courante, tout en prévoyant des exceptions pour les secteurs stratégiques. Mais sa proposition de loi n'est pas attendue avant fin 2026 au plus tôt, dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes quant aux dérogations dont pourraient bénéficier certaines industries.
24 janvier 2026 :La SIDES (Société Industrielle pour le Développement de la Sécurité) tarde à se mettre en conformité sur plusieurs points ...
Lors de la visite d'inspection en août 2022, plusieurs non conformités susceptibles de faire l'objet de propositions de suites administratives avaient été relevées concernant notamment :
la situation administrative du site, la gestion des produits chimiques, le contrôle des rejets atmosphériques, le plan de gestion des solvants, la surveillance des rejets aqueux.
Une nouvelle visite d'inspection s'est déroulée le 11 décembre 2025. A cette occasion l'Inspection des Installations Classées est revenue sur plusieurs de ces sujets.
Il s'est avéré que, 3 ans plus tard, certains appelaient toujours des demandes de justificatifs ou d'actions correctives de la part de l'exploitant.
Situation administrative :
Des demandes de justificatifs ou d'actions correctives sont également effectuées concernant la surveillance des rejets aqueux, le plan de gestion des solvants, le contrôle des rejets atmosphériques.
Cette visite d'inspection a porté également sur l'action nationale 2025 concernant la présence des PFAS dans les mousses anti-incendie.
L'exploitant s'est limité à consulter les fiches de sécurité des émulseurs "ayant été utilisés ou utilisés/stockés sur le site historiquement" mais n'a pas pris la peine de consulter les fournisseurs. Il est donc dans l'incapacité de certifier l'absence de PFAS déjà interdits comme le PFOS, le PFHxS ou dont l'interdiction est à venir comme le PFOA, les PFCA C9-C14, le PFHxA .
Concernant l'application de l'arrêté ministériel du 20 janvier 2023, il semblerait que les services de l’État se soient aperçus que l'exploitation était bien concernée par ses prescriptions ...
En août 2024, l'AEDZRP avait exprimé son étonnement auprès de la DREAL devant l'absence de cette entreprise dans le listing des sites ayant procédé à la recherche de PFAS dans leurs rejets aqueux ...
En effet :
- des émulseurs sont testés sur les véhicules fabriqués
- dans le cadre de la rénovation de véhicules anti-incendie l'exploitant est susceptible de gérer des déchets d'émulseurs ou contaminés aux émulseurs avec PFAS ;
- l'exploitant stockent des émulseurs sur site avec et sans PFAS. Il est en effet actuellement en recherche d'alternatives aux émulseurs avec PFAS.
Pourtant la réponse de la DREAL avait été très claire, le site n'était pas concerné ...
On ne peut que se féliciter aujourd'hui de voir enfin cette prescription appliquée, d'autant plus que l'exploitant peut avoir recours à des rejets d'effluents potentiellement dangereux vers la Loire :
19 janvier 2026 :Elections municipales - les associations AEDZRP, Habitants du village de Gron, LDH, Vivre à Méan-Penhoët s'adressent aux listes candidates sur le territoire de la CARENE
Mettre en place des mesures des émissions industrielles, garantir l’accès public aux données environnementales, mettre en place une concertation industrie-état-collectivité-citoyens, protéger les populations, réduire progressivement les différentes pollutions et promouvoir une transition écologique ambitieuse, telles sont les sujets sur lesquelles nos associations demandent aux différent·es candidat·es de se positionner.
12 janvier 2026 :Elections municipales - l'AEDZRP s'adresse aux listes "un nouvel élan pour Donges" et "unis pour les Dongeois".
Depuis sa création en 2011, l'association a pris l'habitude d'interroger les listes candidates afin de recueillir leur positionnement et les actions qu'elles envisagent en matière de risque et pollution industrielles, également au sujet de la préservation de la santé et de l'environnement de la population.
Autant de sujets qui sont absents du discours et du programme du RN.
Quelques exemples concrets :
- le parti d’extrême droite défend depuis des années la mise en place d’un moratoire sur l’éolien et le solaire, accusés de défigurer les paysages français. Tous les experts, notamment le Réseau de transport électricité (RTE), s’accordent pourtant a dire que le pays ne pourra pas atteindre la neutralité carbone sans les énergies renouvelables.
Il entend maintenir notre addiction aux énergies fossiles. En 2022, il proposait de revenir sur l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures en mer.
- Officiellement, le parti ne nie plus le dérèglement climatique. Pourtant, de nombreux candidats d’extrême droite continuent cependant de mettre en doute sa gravite ou ses origines humaines.
- Le parti n’est guère plus engagé sur les enjeux relatifs au vivant. En décembre 2020, les député·es rattachés au Rassemblement national ont voté pour la ré-autorisation des néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ».
- Plus récemment, ils et elles se sont prononcé·es contre un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, contre la création d’un « Défenseur de l’environnement ».
- Lors du vote sur l’interdiction des PFAS — ces « polluants éternels » dangereux pour la santé, les élu·es RN se sont abstenu·es.
- Ils et elles se sont en revanche prononcé·es pour l’assouplissement de la loi zéro artificialisation nette, pour l’accélération de la construction de mégabassines, pour la suppression des objectifs de décarbonation du secteur agricole, et pour la prolongation de l’utilisation des pesticides...
Améliorer la santé, la qualité de vie des habitant·es, exiger le respect des règles environnementales, agir pour la sécurité de toutes et de tous (citoyen·nes, salarie·es) face aux pollutions et aux risques industriels, tels sont des objectifs que l'AEDZRP continuera à porter au service de l'ensemble de la population Dongeoise.
10 janvier 2026 :Réponse à certains maires de la CARENE qui pensent que les associations n'ont rien compris ...
Le 16 décembre dernier, le Conseil Communautaire avait à son ordre du jour le sujet intitulé Plan d'Action Qualité de l'Air (PAQA) 2025-2030. Le rapporteur en était Monsieur Claude AUFORT, vice-Président chargé des domaines climat, air, énergie, santé. Après avoir exposé son propos et fait état des 22 actions concrètes du Plan d'Action Qualité de l'Air, la parole a été laissée aux conseiller·es communautaires.
Monsieur BILLET François a pris la parole afin d'exprimer l'avis de son groupe suite à la présentation de Monsieur AUFORT.
Il entendait attirer l'attention sur la nécessité d'aller plus loin dans la construction des actions mises en place dans le cadre du Plan d'Action Qualité de l'Air (PAQA) 2025-2030.
Leur intervention visait notamment à demander des financements pour permettre la mise en oeuvre de mesures complémentaires afin d'évaluer l'impact de certains polluants industriels sur les populations riveraines et à solliciter des explications sur l'abandon du projet de mesures des particules ultra fines (PUF) qui devait être mené en partenariat avec Air Pays de la Loire.
A l'issue de sa présentation, messieurs les maires de Pornichet, Donges et Saint-Nazaire ont souhaité prendre la parole. Mais plutôt que d'apporter des éléments de réponse aux questions qui avaient été soulevées, ils se sont livrés à une attaque en règle à l'encontre des associations évoquées dans les propos de Monsieur BILLET et de son groupe, allant jusqu'à tenter de les discréditer, certains éléments de leur discours étant repris dans la presse locale. Nos associations ne pouvaient décemment pas rester sans réaction à de telles atteintes. Elles se devaient de revenir sur les inexactitudes formulées.
03 JANVIER 2025 :ICPE - Les priorités de contrôle fixées en 2026
En 2026, les priorités d'action de l'inspection des installations classées sont dans la continuité de 2025 : émissions de PFAS, risque incendie, grandes installations de combustion, trafics illégaux de déchets et libération de foncier industriel. C'est ce qui ressort de l'instruction sur les priorités pour 2026 de l'inspection des installations classées (ICPE), adressée le 23 décembre aux services de l'État par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, et le ministre délégué, Matthieu Lefèvre.
« Comme les années précédentes, ces actions prioritaires pour 2026 doivent être menées principalement grâce à des inspections de terrain », indique le document. Il demande à l'inspection de veiller « au maintien, au sein des sites industriels, d'une organisation et d'un niveau d'investissement suffisants dans les fonctions "sécurité - environnement" et dans la maintenance des équipements ».