Alors que la révolution industrielle a progressivement pollué l’air, l’eau et les sols, les entrailles de la Terre étaient longtemps restées à l’abri de cette contamination globale.
Or un nombre croissant de pays enterrent leurs déchets nocifs, à l’instar de la France et de l’Allemagne.
Des exemples ont pourtant montré que cette solution n’était pas sans danger. L’ancienne mine de sel d’Asse, en Basse-Saxe, où furent enfouis des fûts radioactifs, et le site de stockage de déchets toxiques de Stocamine, à Wittelsheim, en Alsace, se retrouvent ainsi au cœur de scandales industriels dont le coût pourrait s’avérer exorbitant, tant sur le plan financier qu’écologique, les rebuts menaçant de contaminer les nappes phréatiques.
Pour limiter le risque, une nouvelle génération de sarcophages nucléaires voit le jour, comme en Finlande, où le centre d’Onkalo se veut à la pointe. Mais les cylindres en cuivre dans lesquels les combustibles usés seront encapsulés résisteront-ils à la corrosion ?
Ailleurs, des projets visant à capturer le dioxyde de carbone et à l’injecter sous les mers émergent. C’est le cas en Norvège, où un cimentier s’est doté de l’un des premiers absorbeurs au monde. Le CO2 est ensuite acheminé jusqu’à une plate-forme d’enfouissement détenue par des géants pétroliers, lesquels investissent de plus en plus dans ce nouveau marché fondé sur leurs propres émissions…