15 JUIN 2026 :Mauvais point pour la technologie de captage et stockage du CO2 - Le projet norvégien "Northern lights" est loin d'atteindre ses objectifs
Northern Lights est le premier projet au monde de transport et de stockage de CO2 ouvert aux industriels, détenu à parts égales par TotalEnergies, Equinor et Shell.
Malgré des milliards d’euros de subventions publiques, une enquête de cinq médias européens dont Médiapart, et Le Soir (grand quotidien belge francophone) révèle les déboires passés sous silence par les différents acteurs.
Le plus gros projet de captage et de stockage du carbone (CSC) en Europe, et le seul en activité aujourd’hui, est loin de répondre aux performances annoncées :
- stocker 1.5 million de Tonnes de CO2/an à sa mise en service (été 2025)
- stocker 5 millions de tonnes de CO2 à partir de fin 2028
Seulement 77 000 tonnes ont été stockées entre août 2025 et avril 2026 ...
Les explications :
4 usines auraient dû être prêtes, seule l'une d'entre elle répond actuellement à l'appel. Elles ont toutes les peines du monde à capter leurs émissions, y compris la cimenterie HEILDELBERG MATERIALS de BREVIK qui pour lemoment est la seule à avoir débuté le captage. Elle annonçait pouvoir récupérer 365 000 tonnes de CO2 à la mise en service de son unité, or seules 105 000 tonnes l'ont été ...
La technologie employée semble beaucoup moins efficace que prévu ... (1/3 des émissions captées au lieu des 50% annoncées !
MARS 2026
22 mars 2026 :GOCO2 - La réponse du porteur de projet au bilan des garant·es a été publiée
19 février 2026 :GOCO2 - Un nouveau soutien financier de la part de l'Etat
Clos en mai 2025, la première édition de l’Appel d'Offres "Grands Projets Industriels de Décarbonation" (GPID) a reçu 19 candidatures pour plus de 8 milliards d’euros de demande de soutien. A l’issue de la phase de sélection, 7 projets lauréats seront accompagnés sur une durée de 15 ans, pour un montant de 1.6 Milliards d'euros. Parmi ces 7 projets, ont été retenus les sites des deux principaux cimentiers parties prenantes du projet GOCO2 :
- le site LAFARGE HOLCIM de Saint Pierre Lacour, 170 M€
- le site HEIDELBERG Matérials d'Airvault, 416 M€
Pour mémoire, ces deux sites ont également bénéficié d'argent public dans le cadre de l'appel à projet du dispositif "France relance", sans que les sommes ne soient clairement divulguées ...
Le site LAFARGE de Saint Pierre Lacour quant à lui est implanté dans un territoire bénéficiaire du Fond de Transition Juste.
Soutenir le projet GOCO2 avec de l'argent public est-il vraiment raisonnable ?
- les estimations internationales montrent que le coût par tonne de CO2 "évité" serait pour l’instant nettement supérieur à beaucoup d’autres options (sobriété, efficacité, substitution de matériaux, etc.).
- ne risque-t-on pas de laisser perdurer un modèle cimentier très intensif, en donnant un avantage à une filière ciment/clinker qui pourrait continuer à produire beaucoup, sous couvert de capter une partie de ses émissions, au lieu de favoriser plus fortement la réduction de la consommation de ciment, la substitution par d’autres matériaux, ou le recyclage.
- les incertitudes techniques et réglementaires concernant ce projet sont nombreuses : fiabilité du captage à grande échelle, fuites potentielles de CO₂ lors du transport ou du stockage, acceptabilité locale (tracé du pipeline, installations côtières, stockage en mer du Nord), délais d’autorisations, etc.
- la question de justice sociale et territoriale se pose également : à investissement public donné, on peut considérer que d’autres usages (transports collectifs, rénovation énergétique des logements, reconversion des travailleurs) apportent plus de bénéfices directs aux populations locales que le soutien à une grande installation industrielle.
JANVIER 2026
20 janvier 2026 :GOCO2 - Le bilan des garant·es sur la concertation préalable a été publié
29 Septembre 2025 : Lancement de la concertation préalable concernant le projet GOCO2 (Grand Ouest CO2)
Le 19 mai dernier, l'AEDZRP a rencontré les garant·es de la CNDP en charge du bon déroulement de la concertation préalable.
A cette occasion, il leur a été rappelé la demande d'une présentation globale de l'ensemble des projets concernés par la décarbonation de la zone portuaire ainsi qu'une analyse prenant en compte leurs impacts cumulés sur l'environnement et la santé des populations riveraines.
Le projet GOCO2 vise à capter le CO2 aux cheminées de deux cimenteries et d'un site de production de chaux, puis à le transporter via des canalisations souterraines jusqu'au terminal méthanier de Montoir de Bretagne où il sera liquéfié avant d'être chargé sur des navires en vue d'être stocké dans des cavités souterraines ou sous-marines. Une partie de ce CO2 devrait également être destiné aux producteurs de e-carburants (Take Kair pour les avions - Greencoast pour les bateaux) qui devraient venir s'installer sur la zone portuaire.
Vous pouvez consulter l'ensemble des informations mises à disposition par les porteurs du projet ICI